J'écoute : Serge Reggiani !!! Je regarde : ma déchéance... Je lis : des blogs... cela vous étonne ? Je joue : avec les gens... non, je plaisante, je suis un gentil garcon. Je mange : des cacahuètes Je bois : pas assez à mon gout Je cite : des chansons Je pense : à demain Je rêve : à des jours toujours meilleurs
On lit tant de choses
Moi je ne sais plus
Le noir et le rose
Sont confondus
On dit tant de choses
J'écoute plus rien
Toi, ça me repose
Et je me sens bien
Sans blague
Est-ce que tu crois vraiment
Qu'on va s'aimer tout le temps
Ne mens pas
Sans blague
C'est pas dans des romans
Que t'as trouvé tout ça
Dis-le-moi
Parle
Répète encore une fois
Comment cela sera
Quand on vivra ensemble
Parle
A quoi cela ressemble
Deux amoureux d'un soir
Au bout de six mois
Sans blague
Si le jour et la nuit
Ça reste aussi joli
Je serai heureux
Sans blague
Si jamais ça ne finit
Emmène-moi dans ma vie
Avec toi
Je lui avais offert une bouteille de vin pour une de nos occasions... un Morey Saint Denis dont la date m'échappe... C'est tout en faisant la cuisine que j'y pense...
Qu'en a t'il fait, pour quelle occasion l'a t'il bu, lui...
Se lever a six heures... prendre un café noir en bord de fenêtre et laisser le soleil vous baigner peu a peu le visage... rêvasser un instant et sortir...
Dire bonjour a l'inconnu, se balader entre les étales fraiches, acheter quelques viandes et légumes... un autre café sous la chaleur et regarder un instant les gens ; les yeux dans le vague...
Rentrer... quelques instants derrière les fourneaux et déguster un délicieux coq au vin...
Il ne faudra jamais
Dire tout ce qu'on a vécu
Ça ne regarde pas
Les gens du temps qui passent
Ni mes histoires de coeur
Ni mes amours déçues
N'avantageront
Mon reflet dans la glace
Je suis un enfant
Qui marche à pas comptés
Entre des HLM
Et des fleurs en plastique
Entre trois cimetières
Et quatre vérités
En plein coeur d'un présent
Qui va fermer boutique
Il ne faudra jamais dire
Ce qu'on a compris
On l'a fait par hasard
Et sans aucun mérite
Quand j'ai vidé ma poche
Il me reste le prix
De quatre roses rouges
Et d'un cornet de frites
Il ne faudra jamais
Révéler nos secrets
Ça ne regarde pas
Les gens qui nous regardent
Ils viennent d'un pays
Où plus rien n'est sacré
Ils crèvent entre copains
Tant pis, que Dieu les garde
Il ne faudra jamais dire
Qu'on était heureux
Qu'on avait du talent
Qu'on était magnifiques
Que d'un exploit d'huissier
On savait faire du feu
Et que du mal d'amour
On faisait des musiques
Il ne faudra jamais dire
Qu'on était idiots
Qu'on ne savait rien
Mais qu'on vivait quand même
Quand on a dégusté
Sa jeunesse au boulot
Avec la mort qui vient
On peut faire un poème
Le bonheur, c'est la mer à boire
Je l'ai bue
Ça m'a fait un effet bizarre
Ça m'a plu
C'est rigolo avec des bulles
C'est vrai que c'est marrant comme tout
Le bonheur, c'est à peu près tout
Le bonheur, c'est bonjour bonsoir
Je l'ai dit
Ça m'en a fait broyer du noir
Dans la nuit
Ça m'en fait pleurer des larmes
C'est vrai que c'est marrant comme tout
Quand j'y pense, ça valait pas le coup
Le bonheur c'est une drôle d'histoire
Je l'ai lue
Ça m'a fait un trou de mémoire
Rien de plus
Au début, je devinais la fin
C'est vrai que c'est marrant comme tout
Le bonheur ça vaut pas un clou
Le bonheur c'est du cinéma
J'en ai fait
J'arrive encore, attendez-moi
S'il vous plaît
Mais j'ai perdu la vocation
C'est vrai que c'est marrant comme tout
Le bonheur, ça me dit plus rien du tout.
Avez vous deja habité au dessus d'une congrégation religieuse ?
Moi oui :o)
Enfin, ils ne se réunissent que les samedis après-midi mais c'est souvent très folkloriques... imaginez que vos voisins invitent 200 "bitniques" tout les weekends pour un grand tour de chant autour du feu...
Bon certes, ils sont bruyant et vous les entendez comme s'ils étaient dans la pièce d'à cotée mais bon... vu que je ne suis jamais chez moi les samedis après-midi je vais pas aller les embêter pour de la musique (religieuse...) trop forte... ;o)
Moi, logique et morale ça m'ennuie
Je suis un animal étourdi
J'aime le carnaval et la nuit
Pour me faire acquitter je plaide la folie
Ne me reproche pas mes bêtises
De claquer mes ducats à Venise
Ne me répète pas ce qu'ils disent
Que je devrais poser mes valises
Le temps perdu
Vouloir le rattraper c'est du temps du temps perdu
Comme les illusions de nos 20 ans du temps perdu
Ce qui est important c'est le tempe de l'inconnu
Ave tous les bonheurs qu'il nous tend inattendus
Laisser tomber c'était du mauvais temps le temps perdu
Courir après c'est du temps perdu
J'aurais pu faire c'est vrai, tant de choses
Pourquoi pas inviter une rose
Être marchand de thé à Formose
Savant, marin, maçon, écrire des chansons
J'aurais pu t'épargner mille croix
J'aurais pu t'embrasser mille fois
Te faire tourner dans mon cinéma
Ne plus rêver au-delà de toi
Le temps perdu
Vouloir le rattraper c'est du temps du temps perdu
Comme les illusions de nos 20 ans du temps perdu
Ce qui est important c'est le tempe de l'inconnu
Ave tous les bonheurs qu'il nous tend inattendus
Laisser tomber c'était du mauvais temps le temps perdu
Avec moi tu a pris du bon temps, ça continue
Et c'est à grand coup de coeur battant qu'on s'est battu
Laisse tomber le temps le temps perdu
Un grand soleil noir tourne sur la vallée
Cheminée muettes - portails verrouillés
Wagons immobiles - tours abandonnées
Plus de flamme orange dans le ciel mouillé
On dirait - la nuit - de vieux châteaux forts
Bouffés par les ronces - le gel et la mort
Un grand vent glacial fait grincer les dents
Monstre de métal qui va dérivant
J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or
J'ai passé ma vie là - dans ce laminoir
Mes poumons - mon sang et mes colères noires
Horizons barrés là - les soleils très rares
Comme une tranchée rouge saignée rouge saignée sur l'espoir
On dirait - le soir - des navires de guerre
Battus par les vagues - rongés par la mer
Tombés sur le flan - giflés des marées
Vaincus par l'argent - les monstres d'acier
J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or
J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moi
Y a plus rien à faire
Quand je fais plus rien - moi
Je coûte moins cher - moi
Que quand je travaillais - moi
D'après les experts
J'me tuais à produire
Pour gagner des clous
C'est moi qui délire
Ou qui devient fou
J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moi
Y a plus rien à faire
Je voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or...
C'était à Hanoi, un matin,
Dans l'aube d'un ciel incertain.
Ce jour-là, le pavé qu'avaient
Lavé les averses luisait.
Soudain, au détour d'une rue,
Anonyme, elle m'est apparue.
Elle ne brillait d'aucun appas.
Pourtant, j'ai ralenti le pas.
Pourquoi m'attirait-elle autant,
La Pagode du Cheval blanc?
La bâtisse était fort commune:
Crépi vieil ocre et tuiles brunes
Coiffées de dragons ondulants
Glissant au-dessus des banians.
Devant la porte, une vieille
Vendait des mangues et de l'oseille,
Rien qui expliquât les raisons
Qui m'ont fait gravir le perron.
Dans la pénombre et les senteurs
De thé de résine et de fleurs,
L'oncle Ho côtoyait Bouddha,
Confucius Lao-Tseu et là...
Là, je découvris en tremblant
Une statue de cheval blanc.
Que faisait donc parmi les dieux
D'or de jade et de bois précieux
Ce destrier de carrousel
Semblable à ceux de nos Noëls?
Pendant quelques instants, j'ai cru
A cette rencontre incongrue,
Que je pourrais, les yeux fermés,
Me retrouver à tes côtés.
C'était à la fête foraine
D'un dimanche au bord de la Seine.
Tu disais: "Je t'aimerai toujours,
Mon amour."
Ailleurs, là-bas, pourquoi chercher
A fuir les émotions passées
Puisqu'elles renaîtront si nettes
À l'autre bout de la planète?
Un peu plus seule, je suis sortie
Du temple où il avait suffi
D'un rien dans la carte postale
Pour me mettre le coeur à mal.