(Kikinou 1er, Roi des kikinous)






J'écoute : Serge Reggiani !!!
Je regarde : ma déchéance...
Je lis : des blogs... cela vous étonne ?
Je joue : avec les gens... non, je plaisante, je suis un gentil garcon.
Je mange : des cacahuètes
Je bois : pas assez à mon gout
Je cite : des chansons
Je pense : à demain
Je rêve : à des jours toujours meilleurs

(mis à jour lundi 4 juin 2007 à 13:06)

02/10/2006

02/10/06 - 15:19

Un amour de vacances...

   Ce soir là il y avait beaucoup de monde et comme à l'accoutumé il faisait une chaleur de tout diables. J'avais déjà entendu parlé ici ou là, de ces légendes urbaines auxquelles il ne faut pas faire attention, que les propriétaires du bar s'amusaient (même en été...) à mettre les chauffages pour pousser à la consommation les personnes présentes. Des personnes il y en avait beaucoup, trop peut être, à la vue de tout ces corps aglutinés les uns aux autres qui bougeaient dans des mouvements sinueux les ammenant parfois à se coller plus que raison... et parfois de moral. Certains cherchant même dans de vain battements verticaux à attirer l'oeil du jeune homme qui dansait si proche d'eux.
   Depuis quelques mois maintenant j'avais pris mes habitudes dans ce bar où se rassemblaient la jeunesse et un peu moins d'ailleurs, vie homosexuelle amiénoise. Etant le seul lieux de rassemblement concret et arborant le symbole coloré sur ses murs, il n'était pas difficle de croiser ici tous les visages (trafiqués ou non) que l'on peut puisse rencontrer sur la toile. Il existait bien des lieux reculés et très champêtres (toujours d'après les rumeurs...) où se réunissaient des gens en mal d'amour pour ne pas dire de sexe. Mais même si j'affectionnais, et toujours encore, la cueillette des champignons les miens n'étaient aussurément pas du même acabis.
   Portant encore fiérement à l'époque, tel un écu protecteur, l'anneau maritale qui me protégeait des assauts répétés de certains jeunes hommes ; même si mon allure froide, distante et peu engageante pouvait dresser assez de protection contre les premieres de ces lignes. Mais à force de se rendre dans les même lieux on a tendance à baisser sa garde et j'osais même parfois esquisser un sourire ici ou là (à la foule et non à une personne en particulier je tiens à le signaler) et il est venu aux regards de certaines personnes que je pourrais être sympathique (tout compte fait...).
   En tout cas, cela devenait tout à fait concevable à un jeune homme qui arrivé depuis peu et, ne connaissant pas son visage, me lançait des regards insistants depuis plusieurs minutes. Tel un général en campagne je rassemblais ici et là mes fantassins et ma cavalerie, les lançants stratégiquement en avant, leur pique d'une température frolant le zéro, pendant que différents soutiens logistique se réveillaient de leur langueur afin de faire comprendre à tous que je n'étais pas à prendre.
   Bon, il était vrai que parfois les signaux étaient assez confus... surtout quand je pratiquais avec certains de mes amis, et juste amis, de lascives danses où le mot dirty prenait tout son sens dans le dancing. Mais la Grâce me le pardonnera, il fallait bien que je m'amuse aussi... sinon pourquoi sortir.
La soirée se finissait et j'avais perdu la trace du jeune homme... fin de l'acte I

Entracte : Tiens ? je suis célibataire... ... ... Odile ! attention à la marche !!! ... ouille !!! ça dois faire mal, ça...

   Quelques semaines après je revenais dans ce bar si ridiculement petit compte tenu du nombre personnes qui espèraient y tenir. On pouvait même y voir, un ballet dès plus incongrus où les habitués et un peu moins sortaient à plusieurs reprises de la soirée dans la petite rue afin de prendre le frais. Cela n'étant pas sans rappeler un célèbre bar parisien.
   Quelques temps après mon arrivée et après le cérémonieux passage obligé des embrassades en tout genre. Je retrouvais le jeune garçon qui quelques temps avant décida d'assaillir les murs de mon engagement... mais il devait maintenant revoir tout sa tactique car il allait se casser les dents sur un tout autre obstacle. Celui de mon célibat et de mon ammertume immodérée à ce moment précis. La soirée se passait où je lui accordais tout de même quelques sourires... il fallait bien récompenser l'effort.

je deviens vieux, je le sens... je me ramollis avec l'âge...



commentaires

02/10/06 - 15:41

attention mon kikinou vous allez commencer a devenir une fille facile si ca continue ! :-)

02/10/06 - 16:03

viagra ?

02/10/06 - 17:47

Bon, j'vais devoir t'envoyer l'ami lettré d'Amiens...?

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Ce blog est régi sous l'oeil bien veillant de notre Saint Serge... Reggiani bien sur...




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